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generation x : histoire

~ 334 ~

par Geist

publié dans Generation X : Histoire

 Xavier Naidoo - Was wir alleine nicht schaffen (instrumental) 

 

~ 334 ~

 

Caly, qui venait à peine de se réveiller, sorti de sa chambre à la recherche de Köylen, qui n’était pas à côté d’elle à son réveil. Elle n’eut pas besoin d’aller bien loin puisqu’à peine sortie de la pièce, elle vit un nombre important de carton dans le couloir et entendit de la musique sortir de l’une des pièces du couloir.

Elle avait visité toutes les pièces sauf celle-ci tout en sachant qu’il s’agissait de la chambre d’Ozvan. Köy n’avait juste pas trouvé la force de passer le pas de cette porte à l’époque.

 

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Cette époque, justement, semblait être dorénavant révolue et sachant cela, Calypso avança nonchalamment vers la porte de la pièce, sans faire de bruit, histoire de voir dans quel état émotionnel se trouvait son petit ami.

Elle le regarda refermer un énième carton tout en fredonnant la chanson qui était diffusée depuis son enceinte Bluetooth. Il était tellement concentré dans sa tâche qu’il ne remarqua pas sa présence. Caly trouvait qu’il avait l’air serein... et pas particulièrement triste.

Elle en profita pour jeter un coup d’œil à la pièce. C’était une très jolie chambre avec vue sur le jardin. Etrangement, elle trouvait que cette chambre allait plutôt bien avec l’idée qu’elle se faisait d’Ozvan.

 

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- Ah, tiens, t’es enfin réveillée... Remarqua Köylen quand il la remarqua enfin, ce qui fit légèrement sursauter la jeune femme qui était perdue dans sa contemplation du lieu.

- Oui... Répondit-elle machinalement en entrant dans la pièce. - Comment tu te sens ? Lui demanda-t-elle alors en s’asseyant à ses côtés.

- Ça va très bien, contre toute attente. J’suis évidemment un peu triste et nostalgique en retombant sur divers objets et vêtements mais bon...

- Ouais, je vois... Tu as bientôt terminé ?

- Il ne me reste plus qu’à voir ce que contient ce carton et j’aurais terminé. Lui dit-il en lui montrant d’un mouvement de tête un grand carton près de l’une des armoires. - Je l’ai trouvé au fin fond de l’armoire, il était un peu lourd à porter.

- D’accord. Où est-ce que tu comptes ranger les cartons que tu viens de faire ?

- Ceux à droite dans le couloir vont tous au garage, le temps que je décide quoi en faire et les deux autres sont toutes les choses que je veux garder. Je repartirai avec et les enverrai chez nous plus tard. Répondit-il.

- Ok, bah je vais t’aider et me charger de mettre les cartons dans le garage pendant que tu termines.

- Merci, ma puce... Ils ne sont pas lourds en plus, il n’y a surtout que des vêtements et des vieilles chaussures. Dit Köylen alors que Calypso prenait déjà le carton qu’il venait juste de scotcher.

 

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Quand elle disparut de la pièce, le grand brun retourna à sa tâche tout en continuant de fredonner, étrangement serein et apaisé. Il poussa le carton et enleva le scotch tout vieilli qui l’empêchait d’avoir accès à son contenu.

Une fois cela fait, il ouvrit les battants du contenant et y découvrit un entassement de ce qui semblait être des documents. Il prit possession de la première feuille et la retourna pour prendre connaissance de sa nature.

Sa mine se fronça un peu quand il se rendit compte qu’il avait entre ses mains les paroles d’une chanson...

 

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Quelques secondes plus tard, Caly, qui revenait de son court périple vers le garage pour prendre un énième carton, voulu demander à Köylen si elle pouvait utiliser le diable qu’elle avait aperçu dans le garage afin de pouvoir prendre plusieurs cartons en même temps et ainsi optimiser son temps et son énergie.

Seulement lorsqu’elle entra dans la pièce, l’atmosphère avait totalement changé. En effet, elle trouva son copain comme happé dans sa lecture, les yeux froncés et les mains tenant fermement le papier qu’il lisait.

 

- Köy... ? Qu’est-ce qu’il se passe ?

- Heu... J... Je... Commença à bégayer Köy avant de se contenter de lui donner la feuille afin qu’elle puisse en prendre connaissance.

 

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Sans dire un mot, elle parcouru les écrits manuscrits de cette chanson qui s’intitulait Bercé dans l’amour.  Les paroles étaient tout simplement magnifiques et à la réaction de son petit ami, elle devina assez aisément qu’il devait être choqué de découvrir un nouveau texte de sa mère dix ans après sa mort.

 

- C’est génial, Köy !! Et ces paroles sont superbes, elle y parle clairement de toi, en plus.

- Caly... Commença lentement Köylen. - Elle parle de quelqu’un avec les yeux bleus saphirs... et regarde la date en bas de la page.

 

La jeune femme s’exécuta et remarqua qu’il y était inscrit la date du 29 mars 2001, soit près de trois mois avant la mort de sa mère. Il s’agissait donc, visiblement, de la toute dernière composition de cette dernière... et comme l’avait fait remarquer Köy, elle ne s’adressait effectivement pas à lui dans ce texte.

 

- Je... Je crois qu’elle parle de mon père dans ce texte. C’est la seule personne aux yeux bleus qui me vienne à l’esprit. A moins qu’elle ait fréquenté quelqu’un et qu’elle n’ait jamais eu le temps de m’en parler...

- Mais... pourquoi avoir écrit un texte pour lui dix ans après ? Tu crois qu’elle a pu avoir contact avec lui après ta naissance ?!

- Elle a écrit beaucoup de chanson sur leur relation et sur son abandon... Mais uniquement pendant la période où elle était dans le foyer pour mères adolescentes. De tous les autres textes que j’ai récupérés, il n’était pas question de lui. Du coup, je suis incapable de te dire s’ils se sont recontactés après ma naissance... Elle n’en fait pas mention dans son journal intime, non plus. Je suis complètement paumé, là. Lui expliqua-t-il, troublé.

- Tu as regardé le reste du contenu du carton... ? Lui demanda-t-elle alors.

 

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- Non, j’suis tellement sur le cul que j’ai oublié. Répondit-il en se retournant pour se diriger vers le carton en question.

 

Et là, sous les yeux écarquillés de Calypso, il sorti une énorme pile de feuilles contenant, elles aussi, des textes manuscrits et des partitions. Sans même réfléchir il les sépara en deux piles et avec Caly, ils lurent une partie des travaux d’Ozvan, à la fois choqués et émerveillés de leur découverte, comme des pirates ayant mis la main sur un trésor oublié depuis des siècles.

Ces textes avaient été écrits de 1988, l’année où Ozvan avait débarqué à l’université de Jyväskylä, à 2001, l’année de son trépas.

 

- Purée... Doit y avoir plus de 200 chansons... Remarqua Caly toujours sous le choc. - Et pour le peu que j’en ai lu, ses paroles sont vraiment excellentes !

- Je savais qu’elle était une parolière prolifique mais pas à ce point-là... Dit alors Köy tout en retournant voir ce qu’il restait dans le carton.

 

Il y trouva une vieille disquette où il était inscrit une date : le 1er aout 1991, soit 5 jours avant sa naissance, ainsi qu’un CD gravé. Il montra sa trouvaille à sa petite amie qui était tout aussi curieuse que lui de découvrir son contenu, surtout celui dans la disquette.

 

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- Tu crois que la vieille bécane posée sur le bureau fonctionne encore ? Lui demanda-t-elle.  - Parce que c’est le seul moyen pour faire fonctionner cette antiquité...

- Y a qu’une seule manière de le savoir... Répondit Köy en se dirigeant vers la vieille machine en question, suivie de près par sa petite amie.

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