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generation x : histoire

~ 387 ~

par Geist

publié dans Generation X : Histoire

~ 387 ~

 

Köylen marchait aveuglément dans le vide à la recherche d’une sortie depuis ce qui sembla être une éternité avant que le piano de sa mère n’apparaisse comme par magie devant lui.

 

♬ Kota Suzuki - Birth Place 

 

~ 387 ~

 

Il s’installa sur le siège de l’instrument et commença à jouer cette mélodie qu’il n’avait cessé d’entendre depuis son arrivée dans cette étrange dimension. Il se concentra pour jouer chaque note avec justesse tout en visualisant Calypso mentalement. Il pensa à son sourire, son rire... Ses grands yeux marrons et surtout il s’accrocha aux sentiments qu’il éprouvait pour elle et qui ne cessait d’accroître de jour en jour... Il visualisa ensuite tous les bons moments qu’ils avaient passés ensemble et s’imagina leur avenir une fois qu’il serait parti de cet endroit.

 

~ 387 ~

 

Quand il ouvrit les yeux, une porte apparut face à lui. Il se dirigea vers elle et dès qu’il l’ouvrit, il fut pris d’une horrible douleur et se senti comme aspiré par un tourbillon. Il se sentit comme en chute libre dans le noir complet cette fois. Cette douleur lancinante ne cessait d’accroître au fur et à mesure qu’il tombait dans un vide infini.

Aussi, il sentait qu’il était en train d’oublier ce qu’il venait de vivre et il se força par il ne savait quel moyen à se rappeler de tout ce qu’il pouvait se souvenir en fermant les yeux très fort.

 

- N’oublie pas ! N’oublie pas ! S’entendait-il dire en continuant de plonger toujours plus bas.

 

Bientôt, cette sensation s’arrêta quand il se sentit tomber sur quelque chose de mou. Instantanément, il se sentit comme compressé à l’extrême par une combinaison trop serrée et il comprit que c’était cela qui lui prodiguait cette douleur atroce.

 

- Monsieur Pawelski, tout va bien ! Vous allez bien ! Entendit-il quelqu’un au loin. - Pas de panique !

 

En plus de cette voix masculine, il n’arrêtait pas d’entendre une série de « bip » qui commençait déjà à lui taper sur le système.

 

- Ouvrez les yeux si vous m’entendez. Lui demanda la voix d’un ton patient et bienveillant.

 

Köylen comprit à ce moment-là qu’il était de retour dans le monde des vivants et que c’était son corps qui lui faisait mal comme ça. Sa nuque en particulier.

 

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Il se calma comme il put et fit un effort pour retrouver l’usage de son corps. Il ouvrit très lentement les yeux et fit face à un jeune docteur qui lui souriait gentiment.

 

- C’est bien ! L’encouragea-t-il. - Bienvenue parmi nous.

- Où... Où... Essaya-t-il de dire avec difficulté.

- Votre gorge est sèche parce que vous avez été intubé pendant un certain temps. Lui expliqua son interlocuteur avant de lui faire boire un peu d’eau. - Je suis le Dr Kakko et je suis votre chirurgien. Vous êtes à l’hôpital d’Helsinki dans le service de réanimation où nous vous avons plongé dans un coma artificiel pendant quatre mois pour que vous vous remettiez de vos blessures.

  

Les yeux de Köylen s’écarquillèrent instantanément quand il entendit la durée de son hospitalisation. Le Dr Kakko continua de l’informer malgré son choc apparent et se voulu le plus encourageant possible. 

Il lui expliqua alors de quoi le chanteur avait souffert suite à son accident de voiture sous le regard médusé de ce dernier qui faisait ce qu’il pouvait pour rester éveillé.

  

- Vous avez parfaitement cicatrisé. Après quelques séances de rééducation, vous serez sorti d’affaire. Continua le docteur. - Vous êtes un miraculé. 

- Calypso ? Mes... amis... ? Réussit-il enfin à demander.

- Un instant. Elle ne pourra pas rester plus de dix minutes, par contre car vous devez vous reposer avant tout. Prévint le chirurgien.

 

Quand Köylen avait commencé à convulser lors de son réveil, par précaution, le docteur et les infirmières avaient demandé à Calypso et à Dante d’attendre dans le couloir.

En effet, il était près de 2h du matin et Seb et Korben décidèrent qu’il était plus judicieux de rentrer chez eux quand ils virent qu’il était presque de 23h et que Köylen n’était toujours pas réveillé.

Caly, elle, refusa de quitter les lieux tant qu’il ne serait pas conscient. Après de longues négociations avec les deux Gen X, Dante les rassura en disant qu’il resterait avec elle. Ils s’étaient mis d’accord sur le fait qu’elle renterait chez elle avant 2h du matin si Köy ne se réveillait toujours pas.

 

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Ce dernier regarda alors le docteur disparaître de la pièce et revenir quelques secondes avec Calypso dont il remarqua immédiatement le ventre bien rond.

Instantanément, ils pleurèrent à chaudes larmes. Ils étaient heureux de se retrouver, d’enfin pouvoir se regarder dans les yeux et surtout d’avoir une nouvelle chance à la vie ensemble.

Caly ne perdit pas une seconde et alla aussi vite que possible l’embrasser passionnément, tout en faisant bien attention à ne pas lui faire mal. Elle posa ensuite son front contre le sien et ils se regardèrent dans les yeux pour la première fois en quatre long mois.

 

~ 387 ~

 

- Je t’aime... L’entendit-elle lui dire de sa voix cassée. Ses larmes coulèrent avec plus d’intensité.

- Je t’aime aussi. Plus que tout au monde... Et j’suis tellement soulagée que tu sois de nouveau parmi nous... J’ai eu la peur de ma vie...

- Pour rien au monde... j’aurais voulu te laisser, Caly. Lui dit-il avec un peu de difficulté. - Ni maintenant, ni jamais... et encore moins maintenant. Termina-t-il en regardant son ventre bien arrondis.

- Oui, c’est la petite surprise... Dit Caly, doucement. - Je sais que c’est pas le moment idéal mais-

- Je... Je suis content, Caly... La coupa-t-il, les yeux brillants.

 

~ 387 ~

 

Elle le vit pleurer de plus belle. Des larmes de joie. Elle ne trouva rien d’autre à faire que de l’enlacer comme elle le pouvait et à profiter de ce beau moment car elle savait qu’il ne durerait pas longtemps...

Ils furent bientôt interrompus par l’arrivée du Dr Kakko dans la pièce. Caly devait laisser Köy se reposer. Elle lui promit de revenir le lendemain pour lui parler plus en détail de sa grossesse et l’embrassa une dernière fois.

Köylen, bien qu’extrêmement fatigué, était heureux de constater que ce qu’il avait vécu n’était pas le fruit de son imagination.

Il n’avait rien oublié.

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